Pourquoi je souhaite une seconde césarienne ? 🤰

Pourquoi je souhaite une seconde césarienne ? 🤰

Certaines subissent la cĂ©sarienne, moi je l’ai choisi,
dans cet article, je vous explique pourquoi.

Une première césarienne en 2016

Pour ma fille Ellie, je n’ai pas eu trop le choix et bizarrement cela me convenait très bien. Quand j’ai su que j’allais accoucher par cĂ©sarienne programmĂ©e, j’Ă©tais en quelque sorte rassurĂ©e, comme si au fond de moi c’est ce que j’avais toujours voulu. En effet, Ellie se prĂ©sentait en siège, après quelques essais de torsions sans succès, après mesure de mon bassin, les mĂ©decins ont tranchĂ© : pas de voie basse pour un premier bĂ©bĂ©, surtout quand le poids est estimĂ© Ă  près de 4kg !

J’ai donc accouchĂ© le 26 mai 2016 Ă  l’hĂ´pital de Tourcoing. J’Ă©tais terrorisĂ©e. Tout ce qui touche de près ou de loin au mĂ©dical m’effraie. Je n’avais jamais sĂ©journĂ© Ă  l’hĂ´pital ou subi d’intervention jusque lĂ .

Le récit de cette première expérience

Je suis arrivĂ©e très tĂ´t le matin vers 5h30, j’ai donnĂ© naissance Ă  ma fille vers 12H30. Mon mari a pu ĂŞtre Ă  mes cĂ´tĂ©s et coupĂ© le cordon comme dans un accouchement classique. Alors attention, je ne vais pas vous dĂ©peindre un moment idyllique! J’Ă©tais vraiment en panique, consciente, incapable de lâcher prise pour faire confiance Ă  l’Ă©quipe mĂ©dicale. On ressent tout, pas de douleur, mais d’Ă©tranges sensations. Vos bras sont attachĂ©s Ă  la table d’opĂ©ration et un champ stĂ©rile est positionnĂ© très près de votre visage. Ce qui vous donne un sentiment d’oppression très dĂ©sagrĂ©able.

Après quelques minutes angoissantes, on vous apporte votre petite merveille et lĂ …le temps s’arrĂŞte. Vous n’arrivez pas Ă  comprendre comment ce bĂ©bĂ© a pu tenir dans votre ventre! Et pourtant vous l’avez fait, vous avez rĂ©ussi. Pendant que vous faites connaissance avec ce petit ĂŞtre, l’Ă©quipe mĂ©dicale, elle, fait son job, vous n’y prĂŞtez mĂŞme plus attention, vous ĂŞtes dans votre bulle…

On confit votre enfant Ă  son papa pour effectuer les premiers soins et faire du peau Ă  peau pendant que vous, vous ĂŞtes accompagnĂ© en salle de rĂ©veil. Et lĂ , seule, vous ne rĂ©alisez toujours pas. Personnellement, j’Ă©tais en Ă©tat de choc, contente, mais paniquĂ©e, inquiète, mais tellement satisfaite d’avoir rĂ©ussi ! LĂ  encore, gros moments de panique en essayant de bouger mes jambes ou ne serait-ce qu’un orteil… je n’y parvenais pas. Dans mon souvenir aucune douleur, mais mon cerveau s’est bien jouĂ© de moi et a en très peu de temps envisagĂ© tous les scĂ©narios catastrophes possibles, dignes d’une bonne saison de Grey’s Anatomy ! “Et si je devenais paralysĂ©e ? Et ma fille ?” Après 30 min en salle de rĂ©veil, j’ai eu la chance de pouvoir retrouver mon mari et ma fille afin de profiter des premiers instants ensemble.

Mes souvenirs de douleur ?

Après quelques heures, après avoir commencĂ© Ă  faire connaissance et allaiter ma fille, j’ai enfin retrouvĂ© toutes mes sensations. Et mes angoisses se sont envolĂ©es. On m’a “levĂ©” le soir mĂŞme, moi qui imaginais ne pas en ĂŞtre capable, je n’ai ressenti Ă  ce moment-lĂ  aucune douleur et me suis finalement tenue debout sur mes jambes assez facilement. La cicatrisation c’est ensuite bien dĂ©roulĂ©, j’ai pu rentrer rapidement chez moi et ne constate aucune sĂ©quelle pour le moment.

Je ne souhaite pas un accouchement par voie basse !

J’en ai entendu des histoires d’accouchement par voie basse et bizarrement celles qui me restent en tĂŞte sont toujours les plus catastrophiques : les dĂ©chirures (pas des minis hein), le mode “trop long” avec un travail qui dure, qui dure…, celles qui deviennent incontinentes… Et le prolapsus ? On en parle ?

Ayant dĂ©jĂ  eu recours Ă  la cĂ©sarienne, j’ai la chance pour cette seconde grossesse d’avoir le choix. Les grossesses se suivent, mais ne se ressemblent pas. Cette fois-ci, mon petit garçon est bien positionnĂ©, la tĂŞte en bas donc aucune nĂ©cessitĂ© pour le moment de choisir la cĂ©sarienne.

Je suis très bien accompagnĂ©e, et ma gynĂ©co m’a vraiment bien expliquĂ© les risques dans les deux cas : accouchement voie basse / accouchement programmĂ© par cĂ©sarienne. Lors de notre rendez-vous, elle a Ă©tĂ© très attentive Ă  mes arguments, mes peurs, mes interrogations. Je sais que la rĂ©mission est plus longue, et que la cĂ©sarienne reste une opĂ©ration, mais j’ai le sentiment d’avoir besoin de cela pour ĂŞtre sereine. Alors oui, peut-ĂŞtre que si j’essayais, j’adorerais donner naissance naturellement Ă  mon fils. Mais dans ma tĂŞte, cela reste trop risquĂ©. J’ai dĂ©jĂ  une cicatrice sur le ventre donc idĂ©alement j’aimerais ne pas endommager un nouvel endroit de mon corps !

La date est programmĂ©e pour dĂ©but octobre. Si le travail se dĂ©clenche avant cela, j’ai toujours le choix, et j’apprĂ©cie grandement cette libertĂ©. Je ne cherche pas Ă  travers cet article Ă  faire l’apologie de la cĂ©sarienne, ce sont mes propres convictions et ces propos n’engagent que moi ! Mais la cĂ©sarienne aujourd’hui quand elle n’est pas rĂ©alisĂ©e en urgence permet aux mamans comme moi de vivre malgrĂ© tout un moment magique en famille.

Y’a plus Ka.

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